Gbatta est né d’une recherche : celle de retrouver le fil qui relie à ses racines, quand la vie, la distance et les frontières l’ont distendu. Cette recherche nous a appris une chose simple : nous ne sommes pas seuls à la mener. Partout où vit la diaspora ivoirienne, des femmes et des hommes cherchent le même fil, un festival, une association, un artisan, un souvenir de famille retrouvé.
Gbatta veut être ce fil retrouvé. Pas pour une région, une ethnie ou une génération en particulier. Pour tous ceux qui se reconnaissent, d’une façon ou d’une autre, dans la Côte d’Ivoire et dans le monde qu’elle a essaimé. On peut être fier de ses racines sans jamais les opposer à celles d’un autre. C’est cette idée, plus qu’aucune autre, qui porte ce projet.
Gbatta, en dida, veut dire pont : celui qui relie une rive à l’autre, un peuple à ceux qui sont partis chercher ailleurs. C’est le sens que porte ce nom, et c’est le sens de tout ce que nous construisons ici.
Dans d’autres régions de Côte d’Ivoire, chez les Samôgô notamment, ce même mot, gbatta (ou apatam en français), désigne autre chose : l’abri léger du village, celui où l’on se retrouve pour causer, décider, partager. Deux communautés, deux sens, un seul mot qui porte pourtant la même idée : un lieu où l’on se retrouve. Ce site veut être cela aussi, le pont qui relie et l’abri où chacun peut se retrouver, quelle que soit la région d’où il vient.